7 habitudes pour être plus productif - partie 2

Arnaud Weiss
17 Septembre 2021

40% de nos actions résultent d’habitudes inconscientes (voir notre article sur le sujet). Dans son bestseller “The 7 habits of highly effective people”, Stephen R. Covey nous donne quelques clefs de lecture pour créer des routines qui nous aident à atteindre nos objectifs.

Dans un premier article, je détaille les trois premières habitudes de Covey :

- Être proactif pour progresser et créer des opportunités

- Se référer à un corpus de principes et valeurs (sa constitution personnelle)

- Prioriser efficacement


Nous allons maintenant nous focaliser sur la deuxième partie de l’ouvrage, qui se focalise sur notre rapport aux autres.

Être coopératif plutôt que compétitif pour gagner sur le long terme

Pour Stephen Covey, dans la société occidentale, le paradigme compétitif prime sur le paradigme coopératif. Cette mentalité prend ses racines dans se système éducatif. A l’école, nous sommes toujours comparés aux autres, plutôt qu’évalués par rapport à notre progrès ou notre potentiel. A l’université, l’appréciation générale (A, B+...) est calculée en fonction de notre positionnement dans la promotion d’élèves. 


Cette mentalité domine également nos vies professionnelles et personnelles. Nous vivons souvent les victoires des autres comme une menace, ces personnes peuvent nous faire de l’ombre. Ou pire, comme un échec, les fruits de ce succès nous étant maintenant inaccessibles. 


L’auteur propose alors d’adopter une posture coopérative et de toujours chercher à atteindre des situations ou les deux parties sont gagnantes (win-win”). Il est convaincu que sur le long terme, une approche coopérative apporte plus de bénéfices qu’une approche compétitive, aussi bien sur le plan personnel que professionnel. Mais comment faire concrètement ?

Tout d’abord, il convient de se départir de ce que l’auteur appelle l’esprit de rareté. C’est la croyance selon laquelle il existe un volume fixe d’opportunités. Chaque personne qui réussit un projet diminue les possibilités restantes pour moi. Cette mentalité nous amène à avoir du mal à être sincèrement heureux pour les autres quand ils réussissent. Mais aussi à être réticent à partager le fruit d’un travail collectif, à vouloir rester seul sous le feu des projecteurs. 


A titre personnel, je trouve cette mentalité très présente dans l’univers entrepreneurial. Nombre de fondateurs sont amers de voir les autres réussir. Avoir des pairs qui prospèrent est pourtant synonyme de plus d’opportunités : ils peuvent nous conseiller, donner accès à leur réseau etc. De nombreuses études l'ont montré : avoir des personnes qui réussissent autour de nous augmente nos propres chances de succès.


Stephen Covey nous invite à prendre le contrepied de cette mentalité et d'adopter un esprit d’abondance. Il y a suffisamment d’opportunités pour toutes et tous, les succès des autres ne nous menacent pas, au contraire.


La deuxième étape consiste, dans nos rapports interpersonnels, à chercher un optimum où tout le monde est gagnant (win-win), plutôt que de vouloir écraser l’autre (win-lose). Ou encore pire, puisqu’on ne peut pas gagner, entraîner une spirale négative dans laquelle tout le monde perd (lose-lose). Dans cette logique coopérative, les deux parties sont satisfaites de l’issue de la négociation.

Enfin, quand un accord satisfaisant pour les deux parties n’est pas possible, il est préférable de se retirer et d’accepter le no deal. C’est aussi ce que recommande Chris Voss, négociateur en chef du FBI (voir notre article sur ses techniques de négociation).



Pensez à vos relations personnelles, à vos interactions avec votre équipe. Avez-vous l’esprit d’abondance ? Êtes-vous dans une mentalité win-win, avec les conditions adéquates pour que cela soit le cas ?

Comprendre l’autre avant de chercher à être compris


Quand un collègue ou un ami vient demander conseil ou soutien, nous avons souvent déjà une réponse en tête avant même de l’avoir écouté. Égoïstement, nous n’attendons pas qu’il ait fini de parler pour partager notre lecture de la situation et nos recommandations.


La cinquième habitude de Covey nous invite à faire l’effort de réellement écouter nos interlocuteurs avant de parler. Nous devons chercher à comprendre profondément leurs sentiments, leur point de vue, par une écoute empathique. Pour cela il faut apprendre à écouter. 


Tout d’abord en montrant à son interlocuteur que notre notre attention leur est toute consacrée, par le langage corporel. Il ne faut pas laisser son esprit vagabonder, ni regarder son téléphone. 


Ensuite, en laissant de côté nos préjugés, notre propre lecture de la situation. Nous projetons souvent nos besoins et sentiments sur les autres, sans envisager qu’ils soient très différents des nôtres. C’est ce que Covey appelle “écouter de manière autobiographique”. Souvent, quand une personne vient chercher conseil, elle a en réalité juste besoin d’être écoutée sans jugement pour résoudre elle-même son problème.


Cet effort sincère pour comprendre son interlocuteur permet de créer les conditions nécessaires à une résolution win-win. Une contrepartie qui se sent comprise sera plus susceptible de collaborer à une solution favorable aux deux parties.

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